Entre un Donald Trump qui s'est pris pour la réincarnation de Daenerys de GOT, crinière approximativement blonde au vent, à promettre le "Feu et la Colère" au King of the Corée du North et un Kim Jong Un, le psychopathe à la coiffure de playmobil, qui veut frapper ses "salauds d'américains" et transformer l'Île de Guam en nourriture pour poissons, on assiste au combat de deux petits coqs dans la basse-cour mondiale. C'est à celui qui volera le premier dans les plumes. Ce sera à celui qui pissera le plus loin, celui qui posera ses couilles sur la tête de l'autre. Qu'importe si il doit y avoir des morts, des civils qui n'auront rien demandé, l'égo surdimensionnée est bien plus important, visiblement.

Alors, nous, nous sommes là, au milieu d'un concours à celui qui aura le missile le plus long et qui fera le plus de dégât. Personnellement, je n'ose pas imaginer l'enfance de ces deux névrosés mais cela devait être plutôt sympathique à la récré. Le problème est qu'ils n'ont pas grandi, mais qu'ils sont chefs d'états maintenant, qu'ils considèrent le monde comme une immense cour de récréation où chacun revendique son territoire. Avoir du pouvoir implique de grandes responsabilités m'a dit un homme araignée, un jour. Pour Donald et Kim, je crois que c'est le cadet de leurs soucis. Ah l'Américorée, l'ami de nos petits déjeuners, chaque matin, on attend la réplique cinglante du connard à l'orange sur Twitter et du connard laqué dans la presse, comme deux mioches qui se tireraient la langue ou baisseraient le pantalon pour montrer leur supériorité.

A une différence près, ils ont tous les deux la bombe nucléaire, désormais. Et là, tout de suite, c'est beaucoup moins amusant. Ça m'emmerderait de mourir en vacances, en plus, il ne fait même pas beau.

Vincent Lahouze

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